{"id":498,"date":"2012-01-08T12:18:00","date_gmt":"2012-01-08T12:18:00","guid":{"rendered":"http:\/\/fran-caballero.com\/festival-de-nimes-2012-francia\/"},"modified":"2017-01-11T22:42:57","modified_gmt":"2017-01-11T22:42:57","slug":"festival-de-nimes-2012-francia","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fran-caballero.com\/fr\/festival-de-nimes-2012-francia\/","title":{"rendered":"Festival Flamenco Nimes 2012"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-1631 alignright\" src=\"https:\/\/fran-caballero.com\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/NIMES-2012-240x300.jpg\" alt=\"\" width=\"240\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/fran-caballero.com\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/NIMES-2012-240x300.jpg 240w, https:\/\/fran-caballero.com\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/NIMES-2012.jpg 256w\" sizes=\"(max-width: 240px) 100vw, 240px\" \/>Le c\u00e9l\u00e8bre festival flamenco de N\u00eemes est de retour du 9 au 21 janvier 2012 !<\/p>\n<p>Le festival, organis\u00e9 depuis 1989, d\u00e9montre chaque ann\u00e9e un engouement local pour cet art majeur n\u00e9 au-del\u00e0 des Pyr\u00e9n\u00e9es.<\/p>\n<p>Les amateurs de flamenco viennent de loin, m\u00eame d\u2019Espagne, pour \u00e9couter, voir, chanter et vivre, durant plus de 10 jours, au rythme d\u2019une musique issue du fond des \u00e2ges, inscrite au Patrimoine mondial culturel et immat\u00e9riel de l\u2019Humanit\u00e9.<\/p>\n<p>C\u2019est toute une ville qui, au coeur du souvent aust\u00e8re mois de janvier, enfile ses habits festifs, pour proposer au Th\u00e9\u00e2tre de N\u00eemes et \u00e0 l\u2019Od\u00e9on, mais \u00e9galement dans les restaurants, les h\u00f4tels et les bars, lieux qui constituent une partie de l\u2019\u00e2me vivante de notre commune, un \u00e9ventail complet de manifestations.<\/p>\n<p>Cette \u00e9dition 2012 s\u2019ouvre sur un souvenir bouleversant : l\u2019an dernier au Th\u00e9\u00e2tre, l\u2019\u00e9tincelant guitariste Mora\u00edto Chico avait offert un incroyable concert et personne n\u2019imaginait que ce serait l\u2019un des tout derniers de sa vie.<\/p>\n<p>Mora\u00edto s\u2019est \u00e9teint \u00e0 Jerez le 10 ao\u00fbt dernier et N\u00eemes lui d\u00e9die avec \u00e9motion ce XXIIe festival\u2026<\/p>\n<p>Cette ann\u00e9e encore, N\u00eemes poursuit son exploration curieuse, suit pas \u00e0 pas l\u2019itin\u00e9raire des chefs de file, reste attentif aux innovations, conserve un lien \u00e9troit avec le chant et tente de rep\u00e9rer les grands de demain.<\/p>\n<p>Dans l\u2019univers du baile, on retrouvera Fuensanta \u00ab La Moneta \u00bb, dont on pourra mesurer la spectaculaire progression, ou la jeune n\u00eemoise Eva Luisa, symbole d\u2019une nouvelle vague de flamencos fran\u00e7ais. Dans ce monde en \u00e9volution constante, c\u2019est encore le retour d\u2019Isra\u00ebl Galv\u00e1n qui fera l\u2019\u00e9v\u00e8nement. Et l\u2019explosive Roc\u00edo Molina revendiquera son influence et sa modernit\u00e9.<\/p>\n<p>Les guitaristes \u00e9closent eux-aussi comme fleurs au printemps. A chacun sa couleur, \u00e0 chacun son style. Juan Ram\u00f3n Caro le catalan est tout en d\u00e9licatesse ; Ni\u00f1o Josele, gitan d\u2019Almer\u00eda, est un aventurier magn\u00e9tique et le n\u00eemo-andalou Antonio Moya est un accompagnateur au sommet. C\u2019est d\u2019ailleurs lui qui soutiendra deux chanteurs d\u2019exception : le s\u00e9villan Jos\u00e9 de la Tomasa, mod\u00e8le de rigueur, et la reine de Lebrija In\u00e9s Bac\u00e1n, l\u00e9gataire du flamenco gitan le plus pur. On entendra aussi les d\u00e9chirures et le comp\u00e1s contagieux d\u2019El Capullo, le payo gitanissime de Jerez.<\/p>\n<p>Et on d\u00e9couvrira quatre chanteurs qui annoncent le renouveau : Laura Vital, impressionnante de ma\u00eetrise, l\u2019\u00e9toile montante Roc\u00edo Marquez, le bouillant Ni\u00f1o de Elche ou la s\u00e9duisante Mar\u00eda Toledo, premi\u00e8re pianiste-chanteuse de l\u2019histoire.<\/p>\n<p>Il y aura enfin des territoires m\u00e9connus, ou insolites. Gr\u00e2ce aux contacts nou\u00e9s entre le Th\u00e9\u00e2tre de N\u00eemes et la Junta d\u2019Estr\u00e9madure, \u00ab Tangos y Jaleos \u00bb r\u00e9v\u00e8lera l\u2019originalit\u00e9 du flamenco gitan de cette province m\u00e9connue.<\/p>\n<p>Pour la premi\u00e8re fois en France, les voix \u00e2pres, authentiques d\u2019Alejandro Vega et de La Kaita, la danse du vieux Peregrino ou la guitare de Miguel Vargas vont r\u00e9parer une injustice. Et pour clore le p\u00e9riple, Junior et Tomasito, rappeurs flamencos de la derni\u00e8re nuit seront accompagn\u00e9s par l\u2019insatiable Diego Carrasco, le plus n\u00eemois des maestros de Jerez.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>www.objectifgard.com vous propose de d\u00e9couvrir le programme complet :<\/strong><\/p>\n<p><strong>Mercredi 11 janvier 2012 \u00e0 18h30 &#8211; Th\u00e9\u00e2tre : Flamenco Land<\/strong><\/p>\n<p>Musique \u00e0 partir de 6 ans<\/p>\n<p>La chanteuse Laura Vital et sa troupe survolt\u00e9e revisitent l\u2019univers du flamenco au fil d\u2019un parcours \u00e9clectique et g\u00e9n\u00e9reux. Le flamenco n\u2019a pas de fronti\u00e8res, il est capable de toucher tous les publics, toutes g\u00e9n\u00e9rations m\u00eal\u00e9es, il exprime \u00e0 la fois la diversit\u00e9 et la tol\u00e9rance de ses origines, il se doit d\u2019\u00eatre transmis aux non initi\u00e9s, dont les enfants. C\u2019est sur ce constat que s\u2019est construit Flamenco Land, un spectacle jubilatoire, capable \u00e0 lui seul de r\u00e9v\u00e9ler quelques unes des facettes les plus spectaculaires de l\u2019art des andalous.<\/p>\n<p>L\u2019exploration ludique et sensible imagin\u00e9e par la chanteuse Laura Vital est une croisi\u00e8re musicale endiabl\u00e9e qui remonte le cours du fleuve au fil de tangos, fandangos, seguiriyas, canti\u00f1as, guajiras ou buler\u00edas \u00e9gren\u00e9s de port en port. \u00c0 chaque fois, au hasard d\u2019un chant, d\u2019une danse, d\u2019une pi\u00e8ce instrumentale, alternent la gravit\u00e9 et l\u2019euphorie, l\u2019\u00e9motion pure ou la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9. Le flamenco \u00e9pouse et refl\u00e8te toutes les nuances de l\u2019\u00e2me humaine, il se souvient de la douleur ancienne comme des joies partag\u00e9es, il restitue tous les \u00e9clats des cultures parfois lointaines dont il s\u2019est nourri. Dans ce parc th\u00e9matique o\u00f9 d\u00e9ambule l\u2019acteur Fran Caballero, la voix de Julia Oliva balise le voyage et d\u00e9noue quelques \u00e9nigmes. La \u00ab noria \u00bb est symbole d\u2019\u00e9clectisme, le train parcourt l\u2019Andalousie, la route du duende se perd dans les nuages, le caf\u00e9 cantante \u00e9voque l\u2019\u00e2ge d\u2019or de l\u2019aube du XXe si\u00e8cle, le navire des d\u00e9couvertes r\u00e9sonne des chants de \u00ab ida y vuelta \u00bb et le feu d\u2019artifice final fait exploser la buler\u00eda, hymne festif ind\u00e9modable. Laura Vital, en parall\u00e8le de sa jeune et impressionnante carri\u00e8re de soliste, signe ici un spectacle d\u00e9capant, rafra\u00eechissant, aux c\u00f4t\u00e9s de jeunes artistes d\u00e9j\u00e0 renomm\u00e9s : le guitariste Ni\u00f1o Manuel, les danseurs Juan Amaya \u00ab Pelon \u00bb et Raquel Villegas ou le percussionniste Luati.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Jeudi 12 janvier 2012 \u00e0 10h &#8211; Dans les \u00e9coles maternelles de la ville :<\/strong> <strong>La Fabuleuse histoire de MamZelle FlamenKa<\/strong><\/p>\n<p>Danse &#8211; \u00e0 partir de 3 ans Chor\u00e9graphie et danse Chely \u00ab La Torito \u00bb<\/p>\n<p>Le spectacle pour tout petits imagin\u00e9 et dans\u00e9 par la n\u00eemoise Chely \u00ab La Torito \u00bb est une initiation \u00e9mouvante et magique. Chely \u00ab La Torito \u00bb, danseuse de fougue et de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, a trouv\u00e9 d\u2019instinct une mani\u00e8re originale de transmettre sa flamme aux plus jeunes. Elle s\u2019est souvenue de son propre parcours, de ses \u00e9motions, de son \u00e9merveillement et a simplement ressenti le besoin de faire partager sa passion heureuse. Le petit rat de l\u2019op\u00e9ra nourri d\u00e8s l\u2019enfance aux envol\u00e9es de Pavarotti a v\u00e9cu comme un choc la d\u00e9couverte du flamenco lors d\u2019une f\u00eate \u00e0 N\u00eemes et la petite danseuse s\u2019est peu \u00e0 peu m\u00e9tamorphos\u00e9e. Elle a troqu\u00e9 son tutu pour une robe \u00e0 volants, a laiss\u00e9 les pointes pour les zapateados, a gliss\u00e9 des voix d\u2019op\u00e9ra vers le cante de Camar\u00f3n ou de Lole Montoya et s\u2019est jet\u00e9 tout sourire dans les flammes. Chely \u00ab La Torito \u00bb est devenue une vraie belle danseuse flamenca, partout remarqu\u00e9e pour son \u00e9nergie, sa sensualit\u00e9, sa joie de vivre et ce spectacle pour enfants est une \u00e9mouvante autobiographie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Vendredi 13 janvier 2012 \u00e0 20h &#8211; Th\u00e9\u00e2tre : Tomatito : Luz de gu\u00eda &#8211; Nouveau<\/strong><\/p>\n<p>Musique<\/p>\n<p>Pendant pr\u00e8s de vingt ans, il a \u00e9t\u00e9 le complice de Camar\u00f3n. Guitariste au sommet, il rend hommage \u00e0 son guide lumineux. Concert pour l\u2019histoire. C\u2019est un concert pour l\u2019histoire. Un \u00e9mouvant retour sur l\u2019une des sagas les plus glorieuses du flamenco. Avec Luz de guia, joliment sous-titr\u00e9 \u00ab El destello eterno \u00bb (l\u2019\u00e9ternel \u00e9clat), Jos\u00e9 Fernandes Torres, dit Tomatito, a d\u00e9cid\u00e9 de retrouver le fil de la formidable histoire qu\u2019il a partag\u00e9 avec Camar\u00f3n de<br \/>\nla Isla, son fr\u00e8re, son mod\u00e8le, son \u00e9toile. Pour N\u00eemes, cet hommage du grand guitariste gitan d\u2019Almer\u00eda \u00e0 Jos\u00e9 Monge Cruz, disparu le 2 juillet 1992, prend aujourd\u2019hui un \u00e9cho particulier. C\u2019est ici, dans les ar\u00e8nes alors\u00a0 couvertes, que Camar\u00f3n et Tomatito ont partag\u00e9 leur avant-dernier r\u00e9cital : tous ceux qui \u00e9taient pr\u00e9sents, ce 24 janvier 1992, se souviennent des derni\u00e8res \u00e9tincelles de la voix magique de Camar\u00f3n et de la mani\u00e8re dont Tomatito avait soutenu, port\u00e9 son compagnon avec une infinie douceur. Frissons intacts\u2026 Mais ce n\u2019est pas le seul motif d\u2019\u00e9motion. Avec la disparition cet \u00e9t\u00e9 de l\u2019immense Mora\u00edto Chico, la pr\u00e9sence \u00e0 N\u00eemes de Tomatito, l\u2019autre grand guitariste gitan de sa g\u00e9n\u00e9ration, est en soi tout un symbole. Une occasion exceptionnelle de rendre un hommage vibrant \u00e0 ces artistes qui auront marqu\u00e9 leur \u00e9poque.<\/p>\n<p>Tomatito n\u2019a jamais tourn\u00e9 la page de son \u00e9blouissant duo avec Camar\u00f3n mais il a suivi sa route en beaut\u00e9, vers le haut, sans concession. Fort de son \u00e9l\u00e9gance inn\u00e9e, de la fluidit\u00e9 lumineuse de son jeu et d\u2019une exigence professionnelle rare, il a multipli\u00e9 les exp\u00e9riences ou les d\u00e9fis sans jamais se perdre en chemin. Il a pu ainsi se frotter au jazz (avec le pianiste Michel Camilo), au th\u00e9\u00e2tre (Madre Caballo, pi\u00e8ce d\u2019Antonio Onetti), au cin\u00e9ma (Vengo de Tony Gatlif, Flamenco, Flamenco de Carlos Saura), au classique (son magnifique Sonanta Suite, enregistr\u00e9 avec l\u2019orchestre national d\u2019Espagne) et a encha\u00een\u00e9 des albums d\u2019anthologie, prim\u00e9s et encens\u00e9s dans le monde entier (Paseo de los casta\u00f1os en 2000, Aguadulce en 2004, Spain Again avec Michel Camilo en 2006, Sonata Suite en 2010).<\/p>\n<p>Parcours foisonnant, tourn\u00e9es incessantes, cr\u00e9ativit\u00e9 bouillonnante, Tomatito poursuit sa route sans trembler, s\u00fbr de son cap, plus que jamais ma\u00eetre de son art. L\u2019homme et l\u2019artiste sont en \u00e9tat de gr\u00e2ce et l\u2019aura de Camar\u00f3n ne s\u2019est jamais \u00e9loign\u00e9e. Elle est la lumi\u00e8re intacte qui guide ses doigts\u2026<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Samedi 14 janvier 2012 \u00e0 17h &#8211; Lieu \u00e0 d\u00e9terminer : La M\u00fasica de los Espejos &#8211; Concert acoustique<\/strong><\/p>\n<p>Musique<\/p>\n<p>La M\u00fasica de los Espejos relie musique flamenca et po\u00e9sie. Jos\u00e9 Mar\u00eda Vel\u00e1zquez-Gaztelu, po\u00e8te, Laura Vital, chanteuse et Eduardo Rebollar, guitariste dialoguent en douceur. Voil\u00e0 une rencontre in\u00e9dite, originale, entre po\u00e9sie et cante, entre un po\u00e8te passionn\u00e9 de flamenco et une chanteuse intimement reli\u00e9e au monde de la po\u00e9sie. Jos\u00e9 Mar\u00eda Vel\u00e1zquez-Gaztelu, n\u00e9 en 1942 \u00e0 Cadix, est journaliste, documentariste, \u00e9crivain et avant tout grand connaisseur et fervent aficionado de tout l\u2019univers du flamenco. C\u2019est la passion de sa vie, la source in\u00e9puisable de son inspiration.<\/p>\n<p>Co-sc\u00e9nariste des c\u00e9l\u00e8bres s\u00e9ries t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es Rito et geograf\u00eda del cante y del baile (plus d&#8217;une centaine d&#8217;\u00e9missions !), fondateur et pr\u00e9sentateur depuis 1984 de Nuestro flamenco sur Radio Clasica, conf\u00e9rencier dans le monde entier, Jos\u00e9 Mar\u00eda est aussi l\u2019auteur de tr\u00e8s nombreuses coplas ou po\u00e8mes, sa mani\u00e8re \u00e0 lui de rejoindre le cercle des artistes qui ont \u00e9clair\u00e9 sa vie. Face \u00e0 Laura Vital, la chanteuse de Sanlucar de Barrameda, et au grand guitariste s\u00e9villan Eduardo Rebollar, Jos\u00e9 Mar\u00eda \u00e9voque les chemins entrelac\u00e9s de sa po\u00e9sie et du flamenco, restitue quelques-uns des grands moments de sa vie partag\u00e9s avec des monstres sacr\u00e9s puis \u00e9coute ses po\u00e8mes<br \/>\nm\u00e9tamorphos\u00e9s par la voix, par la guitare. Cette copla de solea, par exemple : \u00ab En tus ojos brill\u00f3 un dia La luz que siempre busqu\u00e9 El tiempo la marchitaba Y ahora es rosa de papel \u00bb\u2026 (Dans tes yeux un jour brilla \/ La lumi\u00e8re que je cherchais \/ Avec le temps elle s\u2019est fan\u00e9e \/ Et n\u2019est plus maintenant qu\u2019une rose de papier)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Samedi 14 janvier 2012 \u00e0 20h &#8211; Th\u00e9\u00e2tre : Jos\u00e9 de la Tomasa \/ El Capullo de Jerez<\/strong><\/p>\n<p>Musique<\/p>\n<p><strong>Jos\u00e9 de la Tomasa\u00a0 : <\/strong>Jos\u00e9 de la Tomasa, savoir, puissance, rigueur. Cante grande. Le s\u00e9villan Jos\u00e9 de la Tomasa, soixante ans, est au sommet de la maturit\u00e9 et ma\u00eetrise son r\u00e9pertoire encyclop\u00e9dique avec la puissance et la stature d\u2019un t\u00e9nor d\u2019op\u00e9ra. Flamenco de sang et de chair, nourri d\u00e8s l\u2019enfance par la langue musicale des Torre, sa famille, un temps attir\u00e9 par le blues et la soul music, Jos\u00e9 de la Tomasa est aussi l\u2019auteur de nombreuses coplas raffin\u00e9es qui \u00e9maillent son tour de chant. Le flamenco est sa langue natale et il n\u2019a eu de cesse de l\u2019\u00e9purer, de l\u2019am\u00e9liorer, de la grandir. Il se veut d\u2019abord serviteur de son art, et non l\u2019inverse, maillon d\u2019une longue cha\u00eene de chanteurs sinc\u00e8res, exigeants, perfectionnistes, humbles. Membre de la caste \u00e9troite de ceux qui perp\u00e9tuent la v\u00e9rit\u00e9 du cante. En marge de sa carri\u00e8re, il enseigne le chant depuis de longues ann\u00e9es \u00e0 la fondation Cristina Heeren de S\u00e9ville. \u00c0 la guitare, le n\u00eemois Antonio Moya, d\u00e9sormais pur andalou enracin\u00e9 \u00e0 Utrera, devenu l\u2019un des grands accompagnateurs de ce temps (voir note concert du samedi 21 janvier o\u00f9 il accompagnera In\u00e9s Bac\u00e1n).<\/p>\n<p><strong>El Capullo de Jerez :\u00a0<\/strong>El Capullo, voix d\u00e9chir\u00e9e, au comble de l\u2019\u00e9motion. El Capullo vient d\u2019une autre plan\u00e8te, les quartiers gitans o\u00f9 il a grandi et c\u00f4toy\u00e9, lui le non gitan, toutes les f\u00eates, nuits sans fin et dialogues tumultueux qui nourrissent toujours la fi\u00e8vre flamenca de Santiago, San Miguel ou la Asunci\u00f3n. Intuitif, boh\u00eame, \u00e9corch\u00e9 vif, El Capullo a tout appris d\u2019instinct \u00e0 l\u2019\u00e9cole de la rue et des comptoirs de bars, indiff\u00e9rent aux dogmes, \u00e9coles ou th\u00e9ories de la flamencologie. C\u2019est un homme du peuple, un payo gitanissime, servi par une voix d\u00e9chir\u00e9e et poignante. Depuis dix ans, il impose partout son regard hallucin\u00e9, sa pr\u00e9sence vibrante et son don du compas propre \u00e0 Jerez. Il est dans sa bulle, inclassable, ne se fie qu\u2019\u00e0 l\u2019inspiration du moment et se moque des r\u00e8gles de l\u2019art. Sa carri\u00e8re marche fort ? Tant mieux mais il n\u2019a rien calcul\u00e9, rien ma\u00eetris\u00e9. Miguel Flores Quir\u00f3s, dit El Capullo aurait tr\u00e8s bien pu rester chanteur obscur, vivotant comme tant d\u2019autres dans les tavernes ou festivals d\u2019\u00e9t\u00e9. Cela n\u2019aurait rien chang\u00e9. Rien ne pourra le changer\u2026<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Dimanche 15 janvier 2012 \u00e0 18h30 &#8211; Th\u00e9\u00e2tre : Convivencias \/ Fuensanta \u201cLa Moneta\u201d : Extremo Jondo<\/strong><\/p>\n<p>Musique Danse<\/p>\n<p><strong>Convivencias\u00a0 : <\/strong>Autour du ma\u00eetre guitariste Manolo Franco, Laura Vital, Roc\u00edo Marquez et Ni\u00f1o de Elche sont les promesses de demain. Manolo Franco le s\u00e9villan, guitariste d\u2019exp\u00e9rience, grand accompagnateur form\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cole de Manolo Baron ou Antonio Osuna, compagnon de route des fr\u00e8res Mairena, de Jos\u00e9 Merc\u00e9, Carmen Linares (entre autres), joue ici les patriarches ou les jardiniers. Convivencias, au sens propre \u00ab vies en commun \u00bb, c\u2019est l\u2019inverse de la comp\u00e9tition pour trois jeunes chanteurs surpris en pleine ascension. Ils ont choisi le dialogue, le partage, la cohabitation et expriment avec g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 toute la richesse des nouveaux courants de ce temps. Laura Vital, la sanluque\u00f1a, tr\u00e8s pr\u00e9sente dans cette \u00e9dition 2012, confirmera son impressionnante ma\u00eetrise des styles les plus divers dont ce palo des roses pratiquement disparu qu\u2019elle a sauv\u00e9 de l\u2019oubli et restaur\u00e9. N\u00e9e \u00e0 Cadix en 1980, licenci\u00e9e en psychologie, form\u00e9e \u00e0 la fondation Heeren et vainqueur du concours des jeunes interpr\u00e8tes de la Biennale de S\u00e9ville en l\u2019an 2000, Laura Vital Galvez est depuis l\u2019un des porte-drapeaux d\u2019une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de chanteurs remarquables, \u00e0 la fois novateurs et passionn\u00e9s par la tradition. Tr\u00e8s attach\u00e9e \u00e0 son territoire d\u2019origine (entre Cadix et Sanlucar), elle excelle notamment dans toute la gamme des canti\u00f1as propres \u00e0 cette r\u00e9gion\u2026<\/p>\n<p>N\u00e9e en 1985 \u00e0 Huelva, la terre du fandango, \u00e9l\u00e8ve surdou\u00e9e d\u00e8s l\u2019\u00e2ge de 9 ans des cours de chant de la pe\u00f1a flamenca de sa ville, Roc\u00edo Marquez a d\u00e9boul\u00e9 dans la cour des grands en 2008 en remportant le c\u00e9l\u00e8bre concours de chant de La Union. Roc\u00edo, c\u2019est d\u2019abord une pr\u00e9sence, une \u00e9l\u00e9gance sensible, une voix d\u2019une puret\u00e9 rare, capable d\u2019\u00e9mouvoir ou de troubler un large public. Certains puristes font parfois la moue, \u00e9voquent sa verdeur ou sa fragilit\u00e9, mais Roc\u00edo Marquez suit sa route en douceur, avec gr\u00e2ce et obstination. Elle a d\u00e9j\u00e0 un style bien \u00e0 elle et sait mieux que personne tout ce que le cante exige de travail et de sacrifices. Les aficionados n\u00eemois vont d\u00e9couvrir une perle rare\u2026 Ni\u00f1o de Elche, lui, est d\u00e9j\u00e0, malgr\u00e9 son \u00e2ge (27 ans), un professionnel aguerri et \u00e9clectique, capable d\u2019alterner les r\u00e9citals traditionnels avec un spectacle en hommage au po\u00e8te Miguel Hernandez, \u00e0<br \/>\nla fois passionn\u00e9 de flamenco, de musique m\u00e9tal et fervent admirateur du troubadour Paco Iba\u00f1ez. Artiste engag\u00e9 et grand voyageur, form\u00e9 d\u00e8s son adolescence par des chanteurs comme Calixto Sanchez ou Jos\u00e9 de la Tomasa, d\u00e9tenteur d\u2019une kyrielle de prix glan\u00e9s dans toute l\u2019Andalousie et d\u00e9j\u00e0 rompu aux tourn\u00e9es internationales, il est un jeune homme en qu\u00eate d\u2019absolu et d\u2019aventures, un humaniste cultiv\u00e9 et curieux, un flamenco lucide et libre. Il ne ressemble \u00e0 personne et c\u2019est exactement ce qu\u2019il voulait.<\/p>\n<p><strong>Fuensanta \u201cLa Moneta\u201d : Extremo Jondo : <\/strong>Fuensanta \u00ab La Moneta \u00bb avait \u00e9bloui N\u00eemes en 2007. La danseuse de Grenade revient \u00e9panouie\u2026 Elle a choisi le d\u00e9pouillement, le retour aux racines, \u00e0 la source et Extremo Jondo, son dernier spectacle, marque une \u00e9tape importante dans son parcours. Au coeur du brasier, il y a le chant (Miguel Lavis) et la guitare (Miguel Iglesias) et Fuensanta offre toute l\u2019ampleur et la profondeur de sa danse \u00e0<br \/>\ncette voix qui a tout d\u00e9clench\u00e9. Voil\u00e0 le seul fil rouge de ce p\u00e9riple \u00e9pur\u00e9 et bouleversant : la danse na\u00eet du chant, elle en est le prolongement charnel autant que spirituel et ce dialogue essentiel ne souffre aucun compromis, aucun effet de manche. Danse de l\u2019int\u00e9riorit\u00e9 qui d\u00e9ploie peu \u00e0 peu tous les sentiments, toutes les subtilit\u00e9s du flamenco. Fuensanta souffre, aime, exulte, se r\u00e9volte, elle est tour \u00e0 tour effrayante, fragile, bless\u00e9e, radieuse mais au d\u00e9tail pr\u00e8s, sans un geste de trop. Fuensanta, \u00ab granaina \u00bb pur sucre, \u00ab gitana \u00bb d\u2019anthologie, poursuit son ascension avec \u00e9clat et rigueur. Form\u00e9e dans les tablaos ou cuevas du Sacromonte, le quartier historique des gitans de Grenade, la surdou\u00e9e pr\u00e9coce refuse plus que jamais toute facilit\u00e9. \u00c9l\u00e8ve des plus grands (Manolete, Javier Latorre, Juana Amaya), elle a peu \u00e0 peu impos\u00e9 sa force dramatique, a boulevers\u00e9 le jury du concours de La Union<br \/>\nen 2003, conquis les publics du monde entier avec la m\u00eame ferveur, le m\u00eame d\u00e9sir de progresser encore et encore vers un id\u00e9al de danse d\u00e9barrass\u00e9 de toutes fioritures, de toute s\u00e9duction apparente. On a parl\u00e9 \u00e0 son propos de Carmen Amaya mais elle est d\u00e9j\u00e0 \u00ab La Moneta \u00bb&#8230;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Mardi 17 janvier 2012 \u00e0 20h &#8211; Th\u00e9\u00e2tre : Juan Ram\u00f3n Caro : Rosa de los vientos<\/strong><\/p>\n<p>Musique<\/p>\n<p>Le guitariste raffin\u00e9 parcourt en douceur tous les territoires du flamenco. Rosa de los vientos refl\u00e8te toute la sensibilit\u00e9 de son jeu. Fils d\u2019un chanteur renomm\u00e9, n\u00e9 \u00e0 Barcelone en 1972, Juan Ram\u00f3n Caro est un guitariste du<br \/>\ntroisi\u00e8me type, aussi \u00e0 l\u2019aise dans l\u2019accompagnement des ma\u00eetres du chant (Enrique Morente, Mayte Mart\u00edn, Miguel Poveda) et de la danse (Bel\u00e9n Maya) que dans ses r\u00e9citals en solo. Fin connaisseur de l\u2019histoire du flamenco, influenc\u00e9 par toutes les \u00e9volutions de son temps, compositeur raffin\u00e9, il s\u2019est impos\u00e9 partout pour son toque tout en nuances et d\u00e9licatesse, capable aussi de puissance et de profondeur. La Rosa de los vientos, titre de son dernier album, est l\u2019occasion de mesurer l\u2019\u00e9tendue de son jeu. R\u00e9guli\u00e8rement invit\u00e9 dans tous les grands festivals du monde (dont New-York et Tokyo), r\u00e9clam\u00e9 par de nombreux chanteurs et danseurs, Juan Ram\u00f3n est l\u2019un des grands guitaristes de sa g\u00e9n\u00e9ration. Pour ce spectacle sans concession, deux invit\u00e9s de choix : le chanteur Jos\u00e9 Martin \u00ab Salaito \u00bb et le danseur Marco Flores.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Mercredi 18 janvier 2012 \u00e0 20h &#8211; Th\u00e9\u00e2tre : Mar\u00eda Toledo \/ Ni\u00f1o Josele<\/strong><\/p>\n<p>Musique<\/p>\n<p><strong>Mar\u00eda Toledo\u00a0 : <\/strong>Pianiste, chanteuse, on dit qu\u2019elle est la nouvelle image du flamenco. Une voix \u00e0 d\u00e9couvrir. En premi\u00e8re partie, une d\u00e9couverte pour N\u00eemes, d\u00e9j\u00e0 une r\u00e9v\u00e9lation au-del\u00e0 des Pyr\u00e9n\u00e9es. Avec son \u00e9l\u00e9gance, ses dipl\u00f4mes de droit ou ses prix du conservatoire, la premi\u00e8re pianiste-chanteuse de l\u2019histoire est, dit-on, \u00ab la nouvelle image \u00bb du flamenco. Avec de tels atouts, la belle originaire de Tol\u00e8de (d\u2019o\u00f9 son nom), ville o\u00f9 le flamenco reste une bizarrerie, a d\u2019abord attir\u00e9 les medias en mal de sensations. Mais lorsqu\u2019elle s\u2019installe en sc\u00e8ne face \u00e0 son piano, forte du soutien de musiciens et palmeros hors-pair, c\u2019est sa voix qui \u00e9merge et gomme tout le reste. Car Mar\u00eda Toledo vit et vibre flamenco, un flamenco sans mani\u00e9risme dont elle ma\u00eetrise d\u00e9j\u00e0 rythmes et nuances. Laur\u00e9ate de plusieurs prix importants, invit\u00e9e dans les r\u00e9cents spectacles de Manolo Sanlucar, Pepe Habichuela ou Rafael Amargos, habitu\u00e9e des plateaux t\u00e9l\u00e9s, elle vient de sortir son deuxi\u00e8me album, U\u00f1as rojas, et ne cache pas ses ambitions. Artiste atypique et glamour, groupie de la Ni\u00f1a de los Peines ou de Manolo Caracol, Mar\u00eda Toledo n\u2019a pas investi le mundillo du flamenco pour y faire de la simple figuration\u2026<\/p>\n<p><strong>Ni\u00f1o Josele : <\/strong>\u00c9l\u00e9gant, surdou\u00e9 et inclassable, flamenco puro passionn\u00e9 de jazz, le guitariste gitan d\u2019Almer\u00eda est un artiste en libert\u00e9. Le guitariste Ni\u00f1o Josele est un inclassable au physique d\u2019acteur. Mais on n\u2019est pas au cin\u00e9ma. Ni\u00f1o Josele, \u00e9lev\u00e9 \u00e0 la Chanca, le sanctuaire gitan d\u2019Almer\u00eda, est n\u00e9 flamenco, form\u00e9 par son p\u00e8re guitariste, impr\u00e9gn\u00e9 d\u00e8s l\u2019enfance par la musique des siens et a tr\u00e8s t\u00f4t impos\u00e9 sa libert\u00e9, son d\u00e9sir d\u2019ailleurs. Flamenco instinctif et surdou\u00e9, il a d\u2019abord suivi la voie classique des concours, festivals, tablaos puis s\u2019est passionn\u00e9 pour le jazz latino, gr\u00e2ce, entre autres, au trompettiste portoricain Jerry Gonzalez. Apr\u00e8s sa rencontre avec le pianiste cubain Bebo Valdes et la d\u00e9couverte de Bill Evans, son idole, il a bifurqu\u00e9 vers l\u2019univers du jazz, a multipli\u00e9 les exp\u00e9riences, s\u2019est ouvert, selon ses mots, \u00ab \u00e0 toutes les folies de la musique \u00bb. Le flamenco est rest\u00e9 pivot, socle indestructible de son itin\u00e9raire foisonnant et la mani\u00e8re dont il revisite aujourd\u2019hui son monde originel est une r\u00e9v\u00e9lation. Ni\u00f1o Josele et son quintet sont de fascinants explorateurs.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Jeudi 19 janvier 2012 \u00e0 20h &#8211; Th\u00e9\u00e2tre : Israel Galv\u00e1n : La Curva<\/strong><\/p>\n<p>Danse<\/p>\n<p>N\u00eemes suit pas \u00e0 pas son voyage initiatique vers les sommets du baile et son dernier cri, La Curva, fr\u00f4le une fois encore les nuages&#8230; Galv\u00e1n est \u00e0 la fois oiseau bless\u00e9 et moine du d\u00e9sert, danseur qui bouscule un \u00e0 un tous les codes ou rep\u00e8res visibles du flamenco ou de la danse tout court. Ce type est un extra-terrestre, un cerveau en \u00e9bullition pos\u00e9 dans un corps tendu \u00e0 se rompre, un visionnaire qui ose justement mettre en sc\u00e8ne, et en musique, ce que personne ne devrait entrevoir. Il est, au sens strict, un artiste d\u00e9rangeant, un de ces cr\u00e9ateurs qui griffent, mordent, secouent jusqu\u2019aux limites du supportable et qui, pour cette intransigeance m\u00eame, marquent leur \u00e9poque pour longtemps. Alors, oui, on a le droit de ne pas aimer cette folie orgueilleuse et tortur\u00e9e ou m\u00eame de la fuir pour s\u2019en prot\u00e9ger. Mais tous ceux, les bienheureux, qui ont baiss\u00e9 la garde et se sont abandonn\u00e9s toutes ces derni\u00e8res ann\u00e9es aux d\u00e9lires rigoureusement pens\u00e9s de ce corps tomb\u00e9 du ciel, leur vie en a \u00e9t\u00e9 chang\u00e9e. Le flamenco r\u00e9invent\u00e9 par Galv\u00e1n, ce n\u2019est pas seulement de la danse. Plut\u00f4t une catharsis.<\/p>\n<p>Ce soir, le voyage se poursuit et Galv\u00e1n se replie, se d\u00e9pouille, cherche encore et encore le flamenco pur et dur, l\u2019essence m\u00eame de l\u2019art tout court. Tout est dans le d\u00e9tail millim\u00e9tr\u00e9, dans le point de rupture proche, dans le silence provoqu\u00e9. Surtout pas d\u2019artifice, de d\u00e9monstration, de bavardage inutile. Pour cette \u00ab courbe \u00bb o\u00f9 il veut se fondre et exhumer le flamenco des grands fonds, il y a d\u2019abord les palmas de son vieux complice Bobote, mage truculent du compas. Il y a aussi deux femmes, deux h\u00e9ro\u00efnes essentielles \u00e0 sa qu\u00eate. La pianiste Sylvie Courvoisier, \u00e0 la fois virtuose du classique et des musiques contemporaines, \u00e9largit l\u2019univers musical du danseur, se joue des fronti\u00e8res ou des chapelles. Et c\u2019est In\u00e9s Bac\u00e1n, la voix pure et primitive, intacte, d\u00e9tentrice malgr\u00e9 elle de tous les h\u00e9ritages gitans de basse Andalousie, qui incarne l\u2019id\u00e9al \u00e0 l\u2019origine de tout : le flamenco tel quel, brut et sauvage, proche de sa v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Vendredi 20 janvier 2012 \u00e0 20h &#8211; Th\u00e9\u00e2tre : De Tangos y jaleos<\/strong><\/p>\n<p>Musique<\/p>\n<p>Invitation au voyage\u2026 Un flamenco \u00e2pre et authentique, injustement m\u00e9connu. Hormis le grand chanteur Porrina de Badajoz (disparu en 1977), la superbe province proche du Portugal n\u2019a gu\u00e8re fait parler d\u2019elle dans l\u2019histoire du flamenco et s\u2019est retrouv\u00e9e de fait \u00e9clips\u00e9e par sa voisine andalouse. L\u2019Estr\u00e9madure, tr\u00e8s ancienne terre d\u2019asile des gitans de la p\u00e9ninsule, a pourtant pr\u00e9serv\u00e9 et perp\u00e9tu\u00e9 un art flamenco populaire et festif, bas\u00e9 sur des styles originaux de tangos et jaleos qui lui sont propres. Repli\u00e9 sur les \u00eelots gitans souvent pr\u00e9caires des centres urbains, dont la c\u00e9l\u00e8bre Plaza Alta de Badajoz, ce flamenco spontan\u00e9 et familial a surv\u00e9cu aux mutations sociales, \u00e0 la marginalit\u00e9, aux modes du temps. Il est \u00e0 la fois signe identitaire, symbole de r\u00e9sistance et t\u00e9moin \u00e9mouvant d\u2019une culture en sursis.<\/p>\n<p>Le Festival de N\u00eemes et la Junta d\u2019Estr\u00e9madure ont su nouer des liens \u00e9troits afin de pr\u00e9senter pour la premi\u00e8re fois en France ce spectacle original qui avait \u00e9t\u00e9 l\u2019une des r\u00e9v\u00e9lations de la derni\u00e8re Biennale de S\u00e9ville. Parmi tous ces artistes (ils ne sont pas tous professionnels), \u00e9mergent la guitare d\u2019exception de Miguel Vargas, la danse bouleversante du vieux \u00ab Peregrino \u00bb ou les voix d\u2019El Madalena et d\u2019Alejandro Vaga, tous d\u00e9tenteurs orgueilleux des sons et rythmes de leur terre d\u2019origine. Mais c\u2019est sans doute La Kaita, la flamenca sauvage aux yeux verts, qui sait comme personne se livrer corps et tripes au cante grande. Le chant de La Kaita est br\u00fblure, rugissement, incantation et les admirateurs du cin\u00e9aste Tony Gatlif se souviennent de ses apparitions incendiaires dans Latcho Drom (1992) et Vengo (2000).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Vendredi 20 janvier 2012 \u00e0 22h30 &#8211; Od\u00e9on :\u00a0Eva Luisa : Acu\u00e9rdate<\/strong><\/p>\n<p>Danse<\/p>\n<p>Dans son spectacle Acu\u00e9rdate, la danseuse n\u00eemoise t\u00e9moigne du culot des jeunes flamencos de France. Elle a du charme, de la sensibilit\u00e9, de la t\u00e9nacit\u00e9 mais aussi une belle \u00e9nergie. Elle illustre \u00e0 elles-seule \u2019enracinement du flamenco dans sa ville et l\u2019audace tranquille de sa g\u00e9n\u00e9ration. Complice du gitan Juan Manuel Cortes, neveu du guitariste Antonio Cortes et percussionniste raffin\u00e9, Eva a fond\u00e9 avec lui sa compagnie d\u00e8s 2007 et enseigne le baile aux quatre coins du sud de la France. \u00c9l\u00e8ve de Karine Blusher puis de Melinda Sala, autre danseuse n\u00eemoise qui avait triomph\u00e9 l\u2019an dernier \u00e0 l\u2019Od\u00e9on, elle a parcouru l\u2019Espagne aux c\u00f4t\u00e9s des plus grands, d\u2019Andr\u00e9s Marin \u00e0 Eva Yerbabuena, d\u2019Andr\u00e9s Pe\u00f1a \u00e0 Juana Amaya. Ses premiers spectacles ont \u00e9t\u00e9 applaudis partout en France, elle a remport\u00e9 en 2009 le prix \u00ab jeunes espoirs \u00bb au festival de Gen\u00e8ve et se produit r\u00e9guli\u00e8rement en Espagne<br \/>\no\u00f9 elle parfait sa formation aupr\u00e8s de danseuses comme La Lupi ou Manuela Carpio. Travailleuse intraitable, adepte d\u2019un flamenco \u00e0 la fois traditionnel et ouvert aux nouvelles influences, Eva n\u2019est pas seulement danseuse de gr\u00e2ce et de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9. Cette jeune femme obstin\u00e9e a du charisme et l\u2019avenir lui sourit. Pour elle, ce rendez-vous de l\u2019Od\u00e9on, la salle culte des artistes du cru, a d\u00e9j\u00e0 des airs de cons\u00e9cration. Acu\u00e9rdate, souviens-toi !, est le troisi\u00e8me spectacle de sa jeune compagnie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Samedi 21 janvier 2012 \u00e0 17h &#8211; Lieu \u00e0 d\u00e9terminer : In\u00e9s Bac\u00e1n &#8211; Antonio Moya<\/strong><\/p>\n<p>Musique<\/p>\n<p>In\u00e9s est une reine, une voix d\u2019ange surgie du puits sans fond du flamenco gitan. A ses c\u00f4t\u00e9s, son fr\u00e8re de coeur : le guitariste Antonio Moya. Voir In\u00e9s dans l\u2019intimit\u00e9, saisir les nuances de son regard couleur d\u2019oc\u00e9an, surprendre son sourire lumineux puis s\u2019abandonner et se perdre dans le flot majestueux de son cante est un don du ciel. In\u00e9s, h\u00e9riti\u00e8re des Pinini de Lebrija, jeune soeur du regrett\u00e9 Pedro Bac\u00e1n, le guitariste qui a marqu\u00e9 son \u00e9poque,<br \/>\nn\u2019est pas une artiste ordinaire, une professionnelle comme on l\u2019entend. R\u00e9serv\u00e9e et modeste, elle qui aujourd\u2019hui est r\u00e9clam\u00e9e \u00e0 cor et \u00e0 cris sur toute la plan\u00e8te flamenca ne s\u2019est jamais sentie chanteuse de m\u00e9tier. Parce que justement, ce n\u2019est pas son m\u00e9tier. Pendant des ann\u00e9es, elle est rest\u00e9e muette, ou si discr\u00e8te, y compris dans les f\u00eates familiales, et c\u2019est Pedro, artiste d\u2019une rare intelligence, qui a le premier per\u00e7u le diamant de sa voix. Car In\u00e9s ne calcule rien, ne pr\u00e9voit rien, ne travaille rien. Ce cante qu\u2019elle porte en majest\u00e9 est un souffle int\u00e9rieur, la psalmodie d\u2019une m\u00e9moire intacte qui jaillit seule, malgr\u00e9 elle. In\u00e9s n\u2019est pas chanteuse. In\u00e9s est le chant. C\u2019est lui qui est en elle, depuis l\u2019enfance, c\u2019est elle qui sait d\u2019instinct comment le lib\u00e9rer. Pour ce concert acoustique d\u2019exception, elle retrouvera Antonio Moya, son presque fr\u00e8re, son complice si attentif, capable aujourd\u2019hui plus encore de deviner et de porter toutes les nuances de son chant. Antonio le n\u00eemois s\u2019est enracin\u00e9 depuis plus de vingt ans en Andalousie, \u00e0 Utrera, la ville de son \u00e9pouse Mari Pe\u00f1a, elle aussi grande chanteuse, elle-aussi reli\u00e9e au clan historique des Pinini. Antonio, aujourd\u2019hui, est un guitariste profond, puissant, exigeant, un humaniste rigoureux, sensible, qui ne l\u00e2chera rien de son id\u00e9al. Il est devenu plus flamenco que les flamencos andalous, il est, lui le payo, le plus gitan d\u2019entre eux et tout ce que lui a transmis Pedro Bac\u00e1n, le meilleur ami de sa vie, il le porte et le grandit jour apr\u00e8s jour, pas mal de nuits aussi. Cet h\u00e9ritage l\u00e0, il le d\u00e9fendra bec et ongles, jusqu\u2019au bout, et sa guitare n\u2019a pas tout dit.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Samedi 21 janvier 2012 \u00e0 20h &#8211; Th\u00e9\u00e2tre :\u00a0Roc\u00edo Molina : Vin\u00e1tica<\/strong><\/p>\n<p>Danse<\/p>\n<p>Avec Vin\u00e1tica, son dernier incendie, Roc\u00edo la bombe balaie tout sur son passage et poursuit son ascension. N\u00eemes l\u2019avait d\u00e9couverte avec Almario en 2008 puis dans Mujeres l\u2019ann\u00e9e suivante, aux c\u00f4t\u00e9s de Merch\u00e9 Esmeralda et Bel\u00e9n Maya. A chaque fois, un choc. Ce petit bout de jeune femme (28 ans cette ann\u00e9e), originaire de M\u00e1laga, est dans le civil une andalouse anodine, moderne, chaleureuse, bien dans sa peau. Mais d\u00e8s qu\u2019elle met le pied sur sc\u00e8ne, elle est m\u00e9connaissable, survolt\u00e9e, habit\u00e9e, explosive. La danse est son d\u00e9mon intime et elle y ose tout, jusqu\u2019au vertige, jusqu\u2019\u00e0 la transe, pr\u00eate \u00e0 toutes les audaces, \u00e0 toutes les transgressions.<\/p>\n<p>En quelques ann\u00e9es vite aval\u00e9es, la petite malague\u00f1a a tout bouscul\u00e9 : elle \u00e9tait il y a peu une curiosit\u00e9, un ph\u00e9nom\u00e8ne ; elle est d\u00e9sormais le symbole d\u2019une avant-garde, pionni\u00e8re d\u2019une danse flamenca r\u00e9solument tourn\u00e9e vers l\u2019avenir. Le moins qu\u2019on puisse dire, c\u2019est qu\u2019elle n\u2019a pas tra\u00een\u00e9 en route. Elle quitte M\u00e1laga pour Madrid \u00e0 13 ans, d\u00e9couvre le Japon et les USA \u00e0 17 ans au sein de la compagnie Mar\u00eda Pag\u00e9s, se produit en soliste deux ans plus tard et s\u2019offre m\u00eame, au City Center de New York, un duo avec Israel Galv\u00e1n. Mise en bouche.<\/p>\n<p>Elle monte son premier spectacle en 2005, El Eterno retorno, encha\u00eene en 2006 avec Turquesa como el lim\u00f3n et cr\u00e9e Almario en 2007 \u00e0 Jerez. Prix national de danse 2010, encha\u00eenant sans cesse les tourn\u00e9es en Europe et dans le monde entier, Roc\u00edo a impos\u00e9 son style, sa mani\u00e8re tr\u00e8s personnelle de fondre ing\u00e9nuit\u00e9 et puissance, sensualit\u00e9 et profondeur. Comme l\u2019a \u00e9crit Juan Verguillos, critique du Diario de Sevilla, \u00ab Roc\u00edo est plusieurs danseuses en une et d\u00e9tient la stup\u00e9fiante capacit\u00e9 d\u2019assimiler \u00e0 son propre style les formes les plus \u00e9loign\u00e9es \u00bb. Avec Vin\u00e1tica, son dernier spectacle, elle d\u00e9ambule verre en main et d\u00e9j\u00e0 se souvient. Sans aucune mod\u00e9ration\u2026<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Samedi 21 janvier 2012 \u00e0 22h30 &#8211; Od\u00e9on :\u00a0Raperos Canasteros<\/strong><\/p>\n<p>Musique<\/p>\n<p>Junior et Tomasito, rappeurs flamenquissimes, sont de jeunes flamencos survolt\u00e9s. Diego Carrasco, le roi du rythme, est leur parrain id\u00e9al. Raperos canasteros, au sens propre \u00ab rappeurs vanniers \u00bb, est un spectacle choc et swing o\u00f9 les descendants de ces gitans vou\u00e9s \u00e0 des m\u00e9tiers de survie et au flamenco des origines osent se moquer (en douceur) de la tradition.<\/p>\n<p>Junior et Tomasito, comme tant d\u2019autres jeunes gens de leur g\u00e9n\u00e9ration, ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 la fois berc\u00e9s par le flamenco familial et se sont passionn\u00e9s pour les rythmes de leur temps. Ils ont d\u00e9cid\u00e9 l\u2019un et l\u2019autre d\u2019affirmer sans d\u00e9tours ces influences apparemment contradictoires. Et Diego Carrasco, gourou de Jerez et ma\u00eetre du comp\u00e1s, est bien leur parrain id\u00e9al.<\/p>\n<p>Junior Miguez, \u00e9lev\u00e9 \u00e0 Triana et nourri de culture flamenca, a v\u00e9cu sa d\u00e9couverte du hip hop, de la break dance ou du rap comme une r\u00e9v\u00e9lation et s\u2019est impos\u00e9 comme chor\u00e9graphe, chanteur et danseur d\u2019une insolite fusion entre ces rythmes contemporains et les styles du flamenco. Son premier disque sorti en 2003, Le prince des chats, avait fait sensation en Espagne et Junior le romantique, passionn\u00e9 de BD ou de r\u00e9cits chevaleresques, poursuit tambour battant son singulier parcours. Sur sc\u00e8ne, c\u2019est un ouragan.<\/p>\n<p>Tomasito, l\u2019enfant terrible de Jerez, est lui aussi un chanteur et danseur \u00e9lectrique qui a largu\u00e9 les amarres du flamenco traditionnel \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 25 ans pour se frotter \u00e0 tous les rock, jazz, rap et autres rythmes contemporains, sans jamais l\u00e2cher d\u2019un pouce ses rep\u00e8res d\u2019origine. Ces deux trublions sans complexe se jouent des fronti\u00e8res et des traditions avec humour et g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9. Diego Carrasco sait tout faire, il a d\u2019ailleurs tout fait et personne ne sait jusqu\u2019o\u00f9 il sera capable d\u2019aller. N\u00eemes, pour lui, est un rendez-vous rituel tr\u00e8s particulier, tr\u00e8s pr\u00e9cieux, \u00ab mon autre ville de coeur avec Jerez \u00bb, r\u00e9p\u00e8te-t-il. Chaque ann\u00e9e, Diego revient, chaque ann\u00e9e il se remet en cause, accepte par exemple de redevenir le guitariste \u00ab Tate de Jerez \u00bb de l\u2019aube de sa longue carri\u00e8re ou de jouer cette ann\u00e9e les ma\u00eetres d\u2019une \u00e9tonnante c\u00e9r\u00e9monie rap. Infatigable, jamais rassasi\u00e9, Diego Carrasco entra\u00eene<br \/>\ndans son sillage anciens et modernes, multiplie les d\u00e9fis. G\u00e9nie du rythme, cr\u00e9ateur \u00e9clectique et charismatique, il a ainsi touch\u00e9 \u00e0 tous les courants, dialogu\u00e9 avec tous les artistes et r\u00e9ussi, chaque fois, \u00e0 f\u00e9d\u00e9rer des genres ou \u00e9coles \u00e0 priori irr\u00e9conciliables.<\/p>\n<p>Cette fois, avec Raperos Canasteros, il s\u2019\u00e9vade vers les rythmes du hip hop ou du rap avec deux jeunes danseurs et musiciens survolt\u00e9s et iconoclastes, flamencos pur sucre passionn\u00e9s par les musiques de leur temps. Diego Carrasco l\u2019impr\u00e9cateur, qui \u00e0 leur \u00e2ge s\u2019\u00e9tait frott\u00e9 \u00e0 l\u2019univers du rock, est bien leur p\u00e8re spirituel. Le diable lui-m\u00eame risque d\u2019avoir du mal \u00e0 suivre le rythme\u2026<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>AU-DELA DES SPECTACLES<\/strong><\/p>\n<p><strong>Une semaine de conf\u00e9rences<\/strong><\/p>\n<p>Bar du Th\u00e9\u00e2tre &#8211; 12h30 &#8211; Acc\u00e8s libre<\/p>\n<p>Dur\u00e9e 1h environ. Petite restauration sur place<\/p>\n<p>Vicente Escudero : Pintura que Baila*<br \/>\nPar Jos\u00e9 de la Vega<br \/>\n<strong>Samedi 14 janvier 2012<\/strong><br \/>\nVicente Escudero fut \u00e0 la danse Flamenca ce que Picasso fut \u00e0 la peinture et Falla \u00e0 la musique : pour comprendre l&#8217;oeuvre d&#8217;Escudero, il faut d&#8217;abord passer par les deux autres. De la danse il est all\u00e9 vers la peinture et, en retour, cette pratique lui a donn\u00e9 de nouveaux horizons pour sa danse. Tout son oeuvre pictural r\u00e9pond \u00e0 sa passion pour la danse. Dans les caf\u00e9s de Paris, il fr\u00e9quente le milieu artistique de l&#8217;\u00e9poque. Insatiable chercheur, il marque une vraie rupture en devenant le premier danseur qui ose placer les bras au dessus de la t\u00eate, composant ces \u00e9l\u00e9gantes figures g\u00e9om\u00e9triques qui ont inspir\u00e9 tant d&#8217;artistes jusqu&#8217;a nos jours. N\u00e9 en 1931 \u00e0 Utrera, Jos\u00e9 de la Vega Pozo renonce aux \u00e9tudes pour se consacrer \u00e0 la danse. En 1953, le danseur-chor\u00e9graphe s\u2019installe d\u00e9finitivement \u00e0 Barcelone. Il effectue de nombreuses tourn\u00e9es en France et \u00e0 travers le monde. En 1982, il abandonne la sc\u00e8ne et se consacre \u00e0 l\u2019enseignement de son art dans l\u2019\u00c9cole qui porte son nom \u00e0 Barcelone.<br \/>\nHommage \u00e0 Manuel Moreno Junquera \u00ab Mora\u00edto \u00bb<br \/>\nPar Claude Worms, mise en images Nicolas Villodre<br \/>\n<strong>Mardi 17 janvier 2012<\/strong><br \/>\nComme celle de tous les grands musiciens populaires, l&#8217;oeuvre de Mora\u00edto cache, sous l\u2019imm\u00e9diate \u00e9vidence du discours musical, quelques myst\u00e9rieux paradoxes. Les images d\u2019archives compil\u00e9es par Nicolas Villodre, l\u2019historique de l\u2019\u00e9cole de guitare flamenca de Jerez, et l\u2019analyse musicale du style de Mora\u00edto (en particulier de son \u00ab toque por Buler\u00edas \u00bb, qui se confond d\u00e9j\u00e0 avec ce qu\u2019il est convenu de nommer Buler\u00edas de Jerez) nous permettront peut \u00eatre, sinon de les \u00e9lucider, au moins de mieux en comprendre les fondements. Claude Worms, professeur de guitare \u00e0 Paris, compositeur, r\u00e9dacteur en chef de la revue flamencoweb, est le grand sp\u00e9cialiste fran\u00e7ais de la guitare flamenca et l\u2019auteur de tr\u00e8s nombreux ouvrages dont d\u2019importantes \u00e9tudes sur les figures du toque.<\/p>\n<p>La performance flamenca selon Pedro Bac\u00e1n Par Corinne Savy.<\/p>\n<p>Avec Antonio Moya et Mari Pe\u00f1a<br \/>\n<strong>Mercredi 18 janvier 2012<\/strong><br \/>\nPenser la performance, c\u2019est r\u00e9fl\u00e9chir sur l\u2019intention et la port\u00e9e du geste artistique. A partir de 1989, Pedro Bac\u00e1n, guitariste flamenco issu de la \u00ab casa cantaora \u00bb des Pinini, pose un regard sans concession sur la performance flamenca sc\u00e9nique. Il se tourne vers la performance familiale, con\u00e7ue comme un d\u00e9passement de soi, une prise de libert\u00e9 partag\u00e9e. Cette exp\u00e9rience cr\u00e9ative libre guide et nourrit sa d\u00e9marche artistique. Elle l\u2019incite \u00e0 r\u00e9\u00e9valuer son jeu guitaristique et \u00e0 repenser l\u2019exp\u00e9rience esth\u00e9tique flamenca. Corinne Frayssinet-Savy, ethnomusicologue sp\u00e9cialiste du flamenco, universitaire et musicienne, est l\u2019auteur de plusieurs articles de r\u00e9f\u00e9rence.<\/p>\n<p>Une Histoire de la guitare flamenca<br \/>\nPar Jos\u00e9 Manuel Gamboa<br \/>\n<strong>Jeudi 19 janvier 2012<\/strong><br \/>\nUn parcours musical \u00e9rudit \u00e0 travers l\u2019histoire de la guitare flamenca. Un r\u00e9cit de l&#8217;\u00e9volution technique de l&#8217;instrument \u00e0 partir des apports de chacun des artistes phares qui ont marqu\u00e9s son histoire, ponctu\u00e9 d&#8217;illustrations musicales propos\u00e9es en live par Jos\u00e9 Manuel Gamboa. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 guitariste, Jos\u00e9 Manuel Gamboa Rodr\u00edguez se consacre \u00e0 la diffusion du genre \u00e0 la radio, la t\u00e9l\u00e9vision et la presse \u00e9crite. \u00c9galement producteur, il travaille avec Carmen Linares, Enrique Morente, Gerardo N\u00fa\u00f1ez, Rafael Riqueni&#8230; Il est l\u2019auteur de nombreux ouvrages et publications discographiques de r\u00e9f\u00e9rence.<br \/>\nExtremadura en el Flamenco sus cantes,sus artistas<br \/>\nPar Francisco Zambrano<br \/>\n<strong>Vendredi 20 janvier 2012<\/strong><br \/>\nUne histoire de la place de l\u2019Estr\u00e9madure, et plus particuli\u00e8rement de la province de Badajoz, dans la g\u00e9ographie flamenca : ses styles propres, son influence sur les diff\u00e9rents Cantes et Toques\u2026 ainsi qu\u2019un panorama de ses principaux artistes. Certains d\u2019entre eux pr\u00e9sents lors du festival illustreront musicalement cette conf\u00e9rence.<\/p>\n<p>NB\u00a0 : La librairie Goyard, partenaire du Festival Flamenco, proposera des ouvrages sp\u00e9cialis\u00e9s lors de chaque spectacle et lors des conf\u00e9rences au Th\u00e9\u00e2tre. \/ Conf\u00e9rence en espagnol traduite en fran\u00e7ais par Nadia Messaoudi<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Cin\u00e9ma<\/strong><\/p>\n<p><strong>Flamenco, Flamenco<\/strong><br \/>\nUn film de Carlos Saura, 2010, 90 mn<br \/>\nAvec Sara Baras, Miguel Poveda, Jos\u00e9 Merc\u00e9, Manolo Sanl\u00facar, Estrella Morente, Tomatito, Farruquito, Paco de Luc\u00eda\u2026<br \/>\nIl y a 14 ans se tournait Flamenco, un film dont la narration tournait autour des chants, des danses et de la musique de cet art magnifique. Avec l&#8217;exp\u00e9rience et la sagesse acquises au fil des ann\u00e9es et ayant pu r\u00e9unir une partie de l&#8217;\u00e9quipe qui avait particip\u00e9 \u00e0 ce premier film, Carlos Saura nous entra\u00eene dans un tourbillon endiabl\u00e9 autour des talents actuels de cet art d&#8217;une incomparable beaut\u00e9.<br \/>\n<strong>Du 11 au 24 janvier 2012<\/strong><br \/>\nCin\u00e9ma le S\u00e9maphore, 25 rue Porte de France<br \/>\nPr\u00e9ventes aux tarifs habituels<br \/>\n<strong>El cante bueno duele &#8211; Hommage \u00e0 Mora\u00edto<\/strong><br \/>\nUn documentaire r\u00e9alis\u00e9 par Martijn ven Beenene et Ernestina van de Noort, 2011, 52 mn, v.o. sous-titr\u00e9e<br \/>\nAvec Manuel Morao, Mora\u00edto Chico, Diego del Morao, Jes\u00fas M\u00e9ndez, Jos\u00e9 Merc\u00e9, Mar\u00eda Bala, Diego<br \/>\nCarrasco, El Bo, Ch\u00edcharo&#8230;<br \/>\nJerez de la Frontera est l&#8217;un des plus intenses foyer du flamenco. La dynastie Morao y a pos\u00e9 sa marque, ind\u00e9l\u00e9bile. Martijn ven Beenene et Ernestina van de Noort se sont rendus \u00e0 Jerez, \u00e0 la rencontre de trois g\u00e9n\u00e9rations de guitaristes: Manuel Morao, Mora\u00edto Chico et Diego del Morao.<br \/>\n<strong>Dimanche 15 janvier 2012 \u00e0 12h30<\/strong><br \/>\nProjection suivie d\u2019une rencontre avec Ernestina van de Noort<br \/>\nCin\u00e9ma le S\u00e9maphore, 25 rue Porte de France<br \/>\nPr\u00e9ventes tarif sp\u00e9cial 4\u20ac<br \/>\n<strong>Vengo<\/strong><br \/>\nUn film de Tony Gatlif, 2000, 90 mn<br \/>\nAvec Antonio Canales, Orestes Villasan Rodriguez, Antonio Dechent, La Kaita, Bobote\u2026<br \/>\nAndalou de pure souche, Caco ne se remet pas de la mort de sa fille. Pour tromper sa tristesse, il arpente les bars et \u00e9cume les f\u00eates grandioses en compagnie de son neveu Diego, un handicap\u00e9 physique, amateur de flamenco et de femmes. Lentement, il sombre dans l\u2019alcool et l\u2019amertume&#8230; Tourn\u00e9 au coeur de l\u2019Andalousie, Vengo r\u00e9ussit \u00e0 rendre l\u2019essence de cette musique fi\u00e9vreuse et intense qui est aussi une danse, \u00e0 moins que ce ne soit l\u2019inverse.<br \/>\n\u00ab Vengo, c\u2019est d\u2019abord cela : un cri, un chant, un hymne \u00e0 la vie, \u00e0 l\u2019amour, au deuil, au pacte du sang. Un hymne \u00e0 la M\u00e9diterran\u00e9e. \u00bb Tony Gatlif<br \/>\n<strong>Samedi 21 janvier 2012 \u00e0 12h<\/strong><br \/>\nProjection suivie d\u2019une rencontre avec Tony Gatlif, Bobote et la Kaita<br \/>\nCin\u00e9ma le S\u00e9maphore, 25 rue Porte de France<br \/>\nPr\u00e9ventes aux tarifs habituels<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Carte blanche \u00e0 Jos\u00e9 Mar\u00eda Vel\u00e1zquez-Gaztelu<\/strong><\/p>\n<p>France 3 Languedoc Roussillon et le Th\u00e9\u00e2tre de N\u00eemes re\u00e7oivent Jos\u00e9 Maria Velazquez-Gaztelu au Novotel Atria. Entre 1971 et 1973, Jos\u00e9 Mar\u00eda Vel\u00e1zquez- Gaztelu fut le co-sc\u00e9nariste et flamencologue des s\u00e9ries Rito y Geograf\u00eda del Cante et Rito y Geograf\u00eda del Baile, 113 \u00e9missions devenues l\u00e9gendaires. Diffus\u00e9 sur les ondes de la t\u00e9l\u00e9vision nationale espagnole TVE, ce gigantesque travail d\u2019enqu\u00eate musicale explorait les lieux m\u00eames du chant et de la danse flamenco, r\u00e9v\u00e9lant les grands noms d\u2019alors, Manolo Caracol ou Pepe Marchena et les nouveaux venus: Paco de Luc\u00eda, Camar\u00f3n, Manolo Sanl\u00facar, Morente\u2026 C&#8217;est dans cette m\u00e9moire extraordinaire qu&#8217;il puise aujourd&#8217;hui pour pr\u00e9senter une s\u00e9lection d&#8217;images uniques. \u00c9crivain et po\u00e8te n\u00e9 \u00e0 Cadix, Jos\u00e9 Mar\u00eda Vel\u00e1zquez-Gaztelu est aussi journaliste et documentariste. Grand conf\u00e9rencier international, il dirige le programme Nuestro Flamenco, sur la Radio Nacional de Espa\u00f1a. Il a re\u00e7u le Prix national de la Chaire de flamencologie \u00e0 quatre reprises : en 1972 pour sa s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e Rito y Geograf\u00eda del Cante, en 1979 pour ses articles et reportages sur le flamenco publi\u00e9s dans journaux et magazines, en 1997 pour son programme radio Nuestro Flamenco et en 2008 pour l&#8217;\u00e9dition en DVD de Rito y Geograf\u00eda del Cante.<br \/>\n<strong>Lundi 16 janvier 2012 \u00e0 20h<\/strong><br \/>\nAuditorium du Novotel, esplanade Charles de Gaulle<br \/>\nAcc\u00e8s libre sur r\u00e9servation<br \/>\nBillet \u00e0 retirer au Th\u00e9\u00e2tre et \u00e0 l&#8217;Atria<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Atelier en famille \u00e0 partir de 6 ans<\/strong><\/p>\n<p>Autour du spectacle Flamenco Land<\/p>\n<p>Mercredi 11 janvier 2012 de 11h \u00e0 12h &#8211; Od\u00e9on<\/p>\n<p>Sur inscription, r\u00e9serv\u00e9 aux enfants assistant au spectacle<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Projections<\/strong><\/p>\n<p><strong>Sur la fa\u00e7ade de la Maison Carr\u00e9e : Photographies de Luis Castilla, Gonzalo Conradi et Marie Julliard<\/strong><\/p>\n<p>Du 11 au 21 janvier 2012 \u00e0 partir de 18h<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Regards crois\u00e9s sur le Flamenco<\/strong><\/p>\n<p>Exposition de dessins par Eddie Pons et la classe de 5e D de l&#8217;Institut Emmanuel D&#8217;Alzon<\/p>\n<p>A partir du 9 janvier 2012 &#8211; Galerie de l&#8217;Institut Emmanuel d&#8217;Alzon, 11 rue Sainte-Perp\u00e9tue \u00e0 N\u00eemes<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Exposition<\/strong><\/p>\n<p><strong>Balada Flamenca par Jean-Louis Duzert<\/strong><\/p>\n<p>Mur Foster &#8211; Carr\u00e9 d\u2019art<\/p>\n<p>Du 9 au 21 janvier 2012<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Stages<\/strong><\/p>\n<p><strong>Cante avec In\u00e9s Bac\u00e1n<\/strong><\/p>\n<p>Niveau interm\u00e9diaire et avanc\u00e9<\/p>\n<p>Vendredi 20 janvier 2012 de 17h30 \u00e0 19h et samedi 21 de 11h \u00e0 13h30<\/p>\n<p>Conservatoire de musique, danse et art dramatique<\/p>\n<p>Salle Marguerite Long, place aux herbes<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Palmas et patas por bulerias avec Bobote<\/strong><\/p>\n<p>Niveau d\u00e9butant et moyen<\/p>\n<p>Vendredi 20 janvier 2012 de 18h \u00e0 19h30 et samedi 21 janvier de 9h30 \u00e0 12h<\/p>\n<p>Centre culturel Andalou &#8211; 64 boulevard Sergent Triaire<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Renseignements \/ Inscriptions : Service des relations avec le public 04 66 36 65 00<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Stages du Centre Culturel Andalou : du 11 au 21 janvier 2012<\/p>\n<p>Baile avec Eva Luisa &#8211; Caj\u00f3n y comp\u00e1s avec Juan Manuel Cortes &#8211; Cante avec Melchior Campos &#8211; Guitarra avec Manuel Gines<\/p>\n<p>Renseignements et inscriptions : 06 29 40 66 34 \/ centroandaluz@hotmail.fr<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les lieux de spectacle :<\/p>\n<p>Le Th\u00e9\u00e2tre &#8211; 1, place de la Calade<\/p>\n<p>L\u2019Od\u00e9on &#8211; 7, rue Pierre Semard<\/p>\n<p>Les portes des Th\u00e9\u00e2tres ouvrent 1 heure avant le d\u00e9but de chaque repr\u00e9sentation, les portes des salles 30 minutes avant. Les spectateurs retardataires sont plac\u00e9s en fonction des fauteuils disponibles.<\/p>\n<p>Ce programme vous est communiqu\u00e9 sous r\u00e9serve d\u2019\u00e9ventuelles modifications.<\/p>\n<p>Contacts :<\/p>\n<p>Billetterie<br \/>\nAccueil du public : du mardi au samedi de 11h \u00e0 13h et de 14h \u00e0 18h \/ Par t\u00e9l\u00e9phone du mardi au samedi de 14h30 \u00e0 18h au 04 66 36 65 10 \/ billetterie@theatredenimes.com \/ Billetterie en ligne sur www.theatredenimes.com \/ Dans tous les magasins Fnac, Carrefour, G\u00e9ant, au 0892 68 36 22 (0,34 euros \/ mn) ou www.fnac.com<\/p>\n<p>Renseignements : T\u00e9l. 04 66 36 65 00<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le c\u00e9l\u00e8bre festival flamenco de N\u00eemes est de retour du 9 au 21 janvier 2012 ! 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